Fish

20140406

[De confettis]



Un simple filtre a recouvert mes pupilles, je vois toujours le monde mais le perçoit différemment. 
On m'a posé au centre d'une guerre alors qu'en moi une bombe venait d'exploser. 
Ils sont parvenus à reconstruire mon corps, mon âme s'y est accroché. Pas mes émotions. 
Comme un mur. 

Puis peu à peu, les minutes me frôlent. Elles sont en manque d'envol. 
Je n'ai plus le pouvoir de les faire vivre, juste de quoi tenir le coup de poignard qu'on m'a glissé entre les côtes. 

Depuis, j'ai repris quelques bouffées de moi. Suffisamment pour comprendre que je me suis déshumaniser pour combattre. Toujours la colère prête à déferler sur ceux qui oseront égratigner mon ciel. Un peu de considération, d'ouverture pour la vie qui, elle, ne s'est pas arrêtée en même temps que moi. Si je n'ai rien a raconter, c'est que j'ai tout oublié, pour ne pas tomber sur des cadavres. Là, je descend du ring. Je dors un peu, je reprends les petits carnets & je vous le dis, j'y parviendrais, que vous me désarmiez ou non, la seule véritable force d'un humain c'est l'invisible. 


20140328

[Palace de Cléopatre]

Mais de détails en gourmandises, voilà que le temps s'emballe.
J'aperçois une tendre lueur, celle qui me chatouille après celui qui ne su pas croiser mon regard plus d'une seconde.
Je ne sais guère ce qui le creuse. Je voudrais élucider le mystère.

Faudrait pouvoir réunir les ponts,
faudrait pouvoir délier vos erreurs
et te mettre dans les dents mon espoir.

Que de vos plateaux, je ne me souviens que de votre main.
De ce souvenir de fleurs j'ai une brise dans le cou.

J'aurais du vivre ce rideau, sauf que je ne voyais pas dans l'eau.
Aujourd'hui je flane.

20140323

[Padas padas tria]

Nos foulards s’emmêlent dans la machine.
Mais autour de nos tailles, ils tournent si vite.

Il est l'heure mon amour.

Je paris que tu as oublié. Je vais te raviver la mémoire.
Des heures, des heures à transformer nos secondes de retard en croyances.
J'ai regardé crépiter les lueurs.

Comme des petits flots sous un chapeau.
Ce sont mes rêves qui s'imposent.
L'encre dévie, je dis "non" sans me rappeler pourquoi.


Et si, et si, je ne voulais plus de ces eaux limpides ?de ces thés trop fades?




20140209

[N'oublie pas]

Puisque mon destin se défoule, je reboot le système.

A vouloir tuer ma vie, tu m'as fait croire que je ne pouvais que subir ces gouttes de pluie.
Alors que depuis toujours, je suis née pour combattre les aléas.
Et vivre pleinement. Que les rotules se préparent, je reprends le gouvernail en main.

Etre à fond dans ses choix et jouer à la légère les événements de l'arrière plan.

Je vais simplement coordonner l'ensemble, comme avant, les vies se croiseront, s'approcheront mais je resterai celle qui de mon regard maintiendra le fil.

Déterminée.

20140208

[Le temps d'un ruban perdu retrouvé]


Après une chute si brusque, j'étais coincée sous terre. Je suis parvenue à sortir la tête de ces histoires de morts et de cœurs qui s'éteignent. Une demie-année, voilà ce qu'il a fallut à mes cellules pour perdre leurs toxines, à mon corps pour retrouver un peu d'air.

Ce n'est pas que tout est réglé, que tout va mieux, juste que le miaou sonne mieux. Que les notes inconnues se mêlent à mon regard, et que le tien n'est pas si compliqué. A se faire mal, j'ai appris à comprendre les plis. C'est une évidence qui se faufile et me fait penser que compter sur moi c'est devoir gagner la clé.

Si à l'origine des racines je vacille c'est parce qu'ils ne savent pas ce qui constitue mes erreurs et ambitions.

Reprenons de la couleur, défions le monde.





20140118

[Colère de Titans]

La vipère a rongé sa vie.
En voulant nous détruire c'est elle qui est tombé dans le vide.
Le fil rouge est coupé.

Une colère chagrinesque. Un "je ne suis plus sure de vous".
Le coeur précis n'est pas atteint. Qu'elle réponde ses incompétences ailleurs.
Je me moque de couper l'arbre.
Elle a croisé les mauvaises influences. Dommage, dommage.
Mon regard noir lui fera regretter les poignards maléfiques.